Il passe 76 jours perdus en mer

Naufrage: il passe 76 jours sur un radeau en pleine mer

Steve Callahan a passé 76 jours en mer, seul, à bord d’un radeau de sauvetage. Découvrez pourquoi et comment ce dernier a fait pour s’en sortir.

Steve Callahan est un navigateur reconnu. Ce dernier, un beau jour de 1981, décide, à ce titre, se rejoindre les Caraïbes, depuis les îles Canaries, en solo, à bord du “Napoleon Solo”, un bateau de 6.5 mètres qu’il a lui-même conçu et construit. Malheureusement pour lui, son trajet ne se déroulera pas comme prévu. En effet, au lieu de profiter de son séjour en mer, ce dernier s’est retrouvé à devoir lutter pour sa vie sur un radeau pneumatique, 76 jours durant. Et si tout le monde pouvait penser que son bateau était la raison de son naufrage, celui-ci se portait plutôt bien… Du moins jusqu’à ce qu’il heurte un objet inconnu. Steve pense à un requin ou une baleine, mais ne le saura jamais. En effet, celui-ci s’est mis à couler, le forçant ainsi à devoir quitter les lieux.

Dans la panique, Steve attrape ainsi son équipement de survie et un radeau de quelques mètres à peine, sur lequel il vivra donc quasiment deux mois et demi. « Je me suis réveillé dans ma couchette, l’eau tonnait au-dessus de moi. À en juger par le niveau de l’eau, je savais qu’il coulait rapidement », se souvient Steve dans The Guardian. « Le bateau était presque complètement submergé, mais j’ai retenu ma respiration et j’ai plongé encore et encore. Je me souviens que l’eau semblait si paisible par rapport à la mer déchaînée à l’extérieur. J’avais l’impression d’entrer dans un tombeau aquatique ». C’est alors qu’il se retrouve, totalement seul, en pleine nuit, au milieu de l’Atlantique, à approximativement 800 miles des cotes (1400 kilomètres, environ, des cotes).

« J’ai tenu un journal de bord, j’ai pêché avec mon fusil à harpon et j’ai fait de l’eau avec un alambic solaire, un engin qui m’a pris des jours pour fonctionner correctement, produisant à peine plus d’un demi-litre par jour », ajoute-t-il. Les galères, elles, s’enchaînent. Steve n’y arrive pas et pense même à abandonner tant il est épuisé. « Au 50e jour, cela faisait dix jours que je luttais pour maintenir le radeau à flot à l’aide d’une pompe dont une partie s’était déchirée. J’étais au plus bas », explique-t-il. « Je me suis effondré et j’ai abandonné. J’ai trouvé un moyen de réparer le radeau et j’ai ressenti cela comme la plus grande victoire de ma vie ». Le 76e jour, il a finalement été repéré et secouru par des pêcheurs près de l’île de Marie-Galante. Lorsque son sauvetage a lieu, il a déjà perdu ⅓ de son poids et est sévèrement déshydraté. Il a du mal à marcher et sera ainsi aidé par des locaux, qui vont vite le remettre sur pied.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *